Lucas.

Après une longue pause sur mon blog, me revoilà, beaucoup de changements, de rires, de larmes, enfin une longue période d’émotions pour notre petite famille.

Je vous avais promis le récit assez drôle je l’avoue, de l’arrivée de Lucas.

Nous sommes le 16 octobre 2009, il est 2H du matin, ça fait un bon moment que je suis au lit, mais rien à faire, je me tourne et me retourne encore et encore, mon ventre se durci, je compte, il y a 10 min entre chaque contraction. Adrien se tourne vers moi :

- Ca va pas mon coeur ?

- C’est ok, tout va bien, je contracte mais c’est normal, faut pas s’affoler…

Pour rappel le terme est prévu pour le 2 novembre.

- Ecoute, je vais aller prendre une douche, ça devrait passer.

- Ok et les contractions ? Tous les combien ?

- Oh bah toutes les 10 min, rien d’alarmant.

Mon homme était a moitié endormi et je peux vous dire que lorsqu’il dort, bah il dort :)

Je m’enroule donc dans une serviette de bain, je file sous la douche, je sais pas pourquoi, mais je pense que c’est ma dernière douche en mode mobidick, vous savez la grosse baleine… Enfin elle, elle meurt à la fin, un homme sur son dos et …. Ok je continue, donc, après la douche, retour au lit, ça passe pas, ça commence à être carrément douloureux. Je me relève et ainsi de suite, pour finalement vers 6H du matin, devenir raisonnable en songant que c’est quand même un troisième enfant et que si je continue à calculer, à prendre des douches, à regarder mon homme ronfler, je vais accoucher là, pendant que je bois du satané décaféiné, et que ce passera t’il hein ? C’est ce même homme occupé de ronflé qui devra mettre notre petit amour au monde et ça c’est franchement de la science fiction, non, c’est un film catastrophe, bref, je me dirige vers la chambre et tout doucement je lui souffle dans l’oreille que ce serait cool qu’il se lève pour qu’on aille à la maternité.

valise-maternite.jpg

Là, il se lève d’un bond, du jamais vu, il regarde partout autour de lui, me conseille vivement de mettre mon manteau, il tourne sur lui même telle une toupie et part dans la salle de bain, dans la chambre, reviens, limite désagréable en me demandant si j’ai pas de soucis à boire tranquillement mon café alors qu’on a autre chose de très urgent à faire, genre aller mettre au monde notre fils.

Ok, ok no stress, on y va, tout va bien, je termine mon café et go la maternité.

7H, nous voilà à la maternité, la sage femme nous installe dans la salle d’examen, elle me demande comment je me sens et je lui explique donc, les contractions et les douleurs qui s’accentuent.

Elle se tourne vers mon homme, je ne peux pas vous dire à quoi il ressemblait, c’est indescriptible, un visage tiré, fatigué, intrigué, affolé, stressé, enfin une drôle de tête quoi, ce qui n’a pas échappé à la sage femme qui lui demande alors en souriant :

-Alors on est prêt monsieur ?

-C’est votre premier ? La voilà qui se met presque à rire au vu de la mine étrange de mon homme.

-Oui pour moi c’est le premier.

Sa jambe semble habitée par des milliers de circuits électriques, elle tremble et aurait même tendance à ficher le camp dans tous les sens.

L’infirmière me fait un clin d’oeil et le rassure que tout ira très bien.

Elle m’examine et annonce :

4 cm de dilatation, vous pouvez accompagnez votre femme pour remplir le dossier d’entrée, ce sera aujourd’hui le grand jour.

Dès que c’est fait, vous revenez ici en maternité et je vous installe dans la chambre de préparation.

Voilà mon homme debout et frais comme un gardon, j’avais l’impression qu’on venait de lui tendre un ordre de mission.

- Allez mon coeur, allons vite à l’accueil, ensuite on file prendre la valise et c’est parti !!!

Il était adorable, il était si fière :)

- On va prendre un petit déj avant mon coeur hein ?

mcdo.jpg

- Non, on a franchement pas le temps, de plus, tu ne peux pas manger et on ne doit pas traîner, on nous attend là-haut tu sais ?

- Ha bah non, je savais pas, écoutes tout va bien, rien ne presse….

- Tu es à 4cm et tu peux passer à 9 voir accoucher sans qu’on ait le temps de dire ouf, c’est un troisième et on plaisante pas avec ça.

- Ok mon général, allons-y.

Je riais sous cape, j’avais l’impression qu’il m’emmenait droit au combat sans même une tite ration de survie.

Les papiers sont en ordre, mon homme tient fermement la valise à la main comme si elle contenait 1 million d’euros, nous remontons en maternité, la sage femme (adorable) nous emmène dans la chambre de préparation qui s’avère en fait être également la chambre d’accouchement le moment venu.

L’infirmière me propose de me vêtir de la tenue dans laquelle je vais accoucher, un long t-shirt est conseillé et ça tombe bien, c’est ce que j’avais prévu, un long t-shirt avec bourriquet imprimé dessus :D

bourriquet.jpg

Elle pose ma perfusion pendant que mon homme est occupé d’inspecter les lieux de fond en comble, ensuite elle m’examine, toujours 4cm, elle nous propose de ne pas hésiter à se balader de temps à autre.

Il est 12h, je suis à 6cm, ça semble interminable, je commence à m’angoisser, j’espère que tout ira bien, j’ai peur maintenant, mon z’amour me serre très fort dans ses bras, il me rassure, on se ballade dans les couloirs à bord d’un nuage, tous les deux perdus dans nos pensées entre impatience, joie et angoisse.

14h, ma gygy arrive, elle m’examine, ça ne bouge pas, elle me demande si je me sens bien, sourit et discute avec Adrien.

15h, gygy décide qu’il faut percer la poche des eaux, histoire d’accélérer le travail.

Quelques instants après, ça y est la douleur commence vraiment à se faire sentir, je sais que maintenant le travail commence et j’ai perdu mon sourire, comme pour Morgane et Cassandre, je ne souhaite pas de péridural, donc allez, on va s’accrocher.

Nous sommes vendredi 16 octobre, il est 17h je suis torturé par la douleur et rien ne semble bouger au niveau du col, pourtant les contractions sont très rapprochés, je commence à être super fatiguée, je ne dors plus depuis 2h du mat, j’ai peur de ne pas y arriver. Mon homme me fait des massages, les infirmières sont géniales, elles sont aux petits soins et m’encourage.

17h30 Ca y est je pleure tant j’ai mal, j’ai l’impression que mon bassin va exploser, les infirmières restent présentes, elles ajoutent du primperan dans la perf pour adoucir la douleur mais rien n’y fait, bah ça, j’ai voulu accoucher sans péri, tant pis pour moi, alors si vous attendez votre troisième n’écoutez pas celles qui vous disent que ça va aller super vite car un troisième c’est une lettre à la poste, parce que moi, la poste elle devait être en grève ce jour là.

17h 45 ou 50, je sais plus trop, mais tout s’accélère, ça y est je peux plus m’empêcher de pousser, je me demande ou est ma gygy parce que là, ça y est, on me rassure qu’elle arrive.

- Je peux plus, je vais pousser, je peux plus rien retenir là.

- Très bien, alors allez-y, poussez !!!

Ma gygy arrive à ce moment là, à croire qu’elle est en liaison direct avec une tite oreillette, mon homme, comment va t’il, tout se mélange, j’ai trop mal, gygy me dit d’y aller, je suis occupée de broyer la main de mon amour, je hurle et je pleure, si quelqu’un s’avise de m’adresser la parole, je crois que je vais être vulgaire, on se croirait dans un remake de l’exorciste.

Tout à coup je me met à penser à ces vieux chinois qui soutiennent que la force est dans la tête, il n’y a pas de douleur.

Pourquoi disent ils des trucs pareils, ils ont déjà accouchés eux ? Je me concentre tel un de ses vieux sage, j’entends qu’on me dit d’y aller de toute mes forces. Ok ok allez on peut le faire….

Adrien pleure, moi je sais plus ce qui se passe, je regarde ce petit être nu, tellement beau que l’on dépose sur mon ventre, il est tellement magnifique, je souris, je ris, j’embrasse mon homme, ses lèvres ont un goût salé, un tel mélange d’émotions est indescriptible, c’est ça le plus beau jour de votre vie :)

Il est 18h07, Lucas est né, notre vie ne sera plus jamais la même. :)

lucas.jpg

lucas-2.jpg

Published in:Uncategorized |on juin 2nd, 2010 |Réagir »

Rayons de soleil

Le soleil et ses rayons sont vitaux pour notre vie sur terre. 

J’aime me dire que nos vies sont composées de rayons de soleil, ils nous réchauffent, nous font sourire, nous font rêver, aimer au point qu’on veut  les partager, pour qu’ils puissent réchauffer ceux que l’on aime.

Voici mes deux premiers rayons de soleil :

Moment tendresse <3

Morgane est mon premier rayon de soleil, née le 21 février 2000, c’est un petit poisson de 9 ans qui nage dans le bonheur.

Cassandre est mon deuxième rayon de soleil, née le 20 septembre 2002, c’est une petite vierge de 7 ans (bientôt) qui croque le bonheur.

Très important, toujours garder la clown attitude, au moins une fois par jour :-)

Je regarde pas à côté pour savoir si les autres sont heureux, mais je l’espère, là tout de suite, je regarde ces photos et je sais que j’ai beaucoup de chance, je suis heureuse.

Le bonheur il est tout le temps là. Faut savoir regarder, et se contenter de peu de choses, si on passe à côté des petits bonheurs, on les voit pas et on pense qu’il n’est pas là.

Published in:Uncategorized |on mai 23rd, 2009 |Réagir »

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Published in:Uncategorized |on novembre 11th, 2008 |1 Commentaire »

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